Par la Team V and B – Mayenne  • le 19 janvier 2021

ARTICLE DU 19/01/2021 - J+72

L’Équateur, deux mois après et à 11 jours de la délivrance !
Il y a pile deux mois, le 19 novembre 2020, Maxime Sorel franchissait l’équateur, passage du Nord au Sud. Depuis, le navigateur cancalais a tourné autour de la planète, franchi la longitude des caps de Bonne-Espérance, Leeuwin, Horn, découvert les océans Indien et Pacifique. Il est passé par tous les états mentaux et physiques s’offrant de nombreuses performances avec ses armes techniques. Hier à 22h57 en France, l’ingénieur Sorel a coupé, de nouveau, l’équateur. Il est désormais de retour dans l’hémisphère Nord et a profité de ce franchissement pour offrir à son voilier et Neptune quelques gouttes d’un champagne chauffé à 32 degrés tant la chaleur est présente à bord de V and B – Mayenne.
Maxime a été cueilli dès son passage par la zone de convergence intertropicale, le fameux pot-au-noir, zone imprévisible où le vent tourne, oscille, souffle sous un grain ou pas. Au pointage de 9h00, V and B – Mayenne essayait de se frayer un chemin dans la pétole à 6 nœuds. Maxime est concentré, les mains sur les écoutes, à l’affût d’un peu de pression, d’une risée pour avancer. La fatigue est forte. Il ne peut pas dormir. Il faut sortir du pot au plus vite, s’aider des trajectoires empruntées par les premiers pour trouver son chemin et s’engouffrer rapidement au portant dans les alizés du Nord-Est car Armel Tripon et son voilier volant, 11ème, se rapprochent et la ligne d’arrivée approche. Elle est prévue le 30 janvier pour le voilier mayennais.
« Le pot-au-noir m’attendait quasi juste derrière l’équateur » déclare Maxime ce matin au téléphone satellite. « Depuis, je progresse peu vers le but. La mer est de face. J’ai une énorme masse nuageuse devant moi. Elle n’arrête pas de grossir. Je ne sais pas comment je vais m’en sortir. Je n’ai pas dormi de la nuit. J’ai essayé mais ce n’est pas possible. Je dois rester sur le pont à la manœuvre afin de m’extirper de cette grosse molle, ce vent erratique. Je réalise peu à peu que j’ai tourné autour du globe. Mon rapport à la distance a vraiment changé. Je viens de franchir mon deuxième équateur en solitaire et j’ai l’impression d’être non loin de la maison alors que la route est encore longue. 3000 milles cela ne me paraît pas beaucoup alors que je m’en faisais une montagne avant mon Vendée Globe. Je ne peux m’empêcher de me projeter sur l’arrivée. Pour l’instant, je mise sur un passage de ligne le 30 janvier à 20h00. Je vais tout faire pour garder ma 10ème position. Le match sera intense avec Armel Tripon qui revient et qui va plus vite avec son foiler. » 

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