Par la Team V and B – Mayenne  • le 12 janvier 2021

ARTICLE DU 12/01/2021

La double peine 
Plus que 5000 milles ! C’est une Transat Jacques Vabre !” s’enthousiasme Maxime ce matin. En effet, on le comprend, 65 jours en mer dans des conditions aussi intenses, c’est forcément long et le skipper de V and B – Mayenne a désormais hâte de boucler son premier tour du monde en solitaire et sans escale. Mais le marin Cancalais n’en a pas encore terminé. Après avoir subi une très forte dépression inattendue qui lui a fait perdre quelques précieux milles et beaucoup d’énergie ces dernières 48h, son dragon des océans est désormais englué dans une zone sans vent invisible sur les fichiers météos, rendant le routage quasiment impossible. “C’est la double peine« , explique-t il. V and B – Mayenne, 10e au classement de ce mardi matin, évolue à pas plus de 8 nœuds au large des côtes brésiliennes, et désormais à plus de 200 milles de Jean Le Cam.
 
Je suis dans une zone que je ne maîtrise pas et mes routages ne sont pas fiables. L’écart avec le groupe des leaders se creuse et je suis incapable d’expliquer pourquoi. On ne sait pas ce qui se passe. J’ai pris cher dans la dépression et maintenant je suis dans la molle ! Les conditions ne me permettent pas de me reposer, je suis tout le temps sur les réglages. Je n’ai pas dormi de la nuit.” Et l’avenir s’annonce tout aussi complexe. “Ce qu’il faut bien comprendre c’est que j’ai un bateau plus ancien et donc moins rapide que ceux qui m’entourent. Quand la météo va se caler, après cette zone de ralentissement, nous partons pour une autoroute toute droite qui nous emmènera jusqu’aux Açores. Et dans ces conditions, je suis le moins rapide. Rattraper 200 milles me semble difficile, la remontée de l’Atlantique n’est pas très favorable. Je vais essayer de reprendre quelques milles quand même dans les prochains jours et je surveille Clarisse et Armel derrière qui peuvent aussi revenir sur moi.”
Cet Atlantique que les marins connaissent bien, signe le retour des températures clémentes et la fin du mode survie “hier j’ai mis de la musique, rangé et lavé tout mon bateau et ma cellule de vie. J’ai pris une méga douche d’au moins ½ heure ! Le changement de température est très brutal, il y a 5 jours il faisait 4 degrés et là je suis en T-Shirt, il fait déjà 26 degrés au petit matin, l’eau est à 22 degrés… c’est mieux que la Bretagne en plein été ! Mais c’est très bizarre pour l’organisme.” Maxime a également pris le temps de panser les plaies de son bateau, le chandelier arraché est désormais réparé et le marin se prépare à affaler et réparer son J3. “Je vais devoir ensuite m’attaquer à la Grand Voile pour réparer une chute qui est bien fatiguée. Mais cela va me demander encore beaucoup d’énergie de l’affaler totalement puis de la ré-hisser

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