Par la Team V and B – Mayenne  • le 07 janvier 2021

ARTICLE DU 07/01/2021

Atlantique tactique
Au 60e jour de son premier Vendée Globe, Maxime Sorel est bien installé dans le top 10, évoluant au large de l’Argentine dans un flux Nord – Nord Ouest, à plus de 11 noeuds, bord à bord avec les foilers MACSF de la brillante Isabelle Joschke et Seaexplorer de l’Allemand Boris Herrmann. Après l’enfer du “Grand Sud”, le Skipper de V and B – Mayenne, heureux de retrouver l’Atlantique Sud, sa mer rangée et ses températures plus clémentes, retrouve également l’exercice de la tactique, un jeu dans lequel le jeune ingénieur a l’habitude d’exceller.
Fidèle à sa réputation, cette remontée de l’Atlantique se révèle en effet stratégique avec une situation météo complexe. “L’Atlantique Sud est une zone où se creusent une multitude de petites dépressions, c’est toujours une zone perturbée à cause de la cordillère des Andes.” explique ce matin Philippe Laot, directeur technique de V and B – Mayenne. À commencer par ce bel anticyclone au Nord des îles Falkland qui a perturbé la route des leaders. “ Cette bulle anticyclonique a barré la route des premiers jusque Damien Seguin, mais elle est en train de s’évacuer dans l’Est et laisse donc le champ libre au groupe des suivants dont V and B – Mayenne fait partie” reprend Philippe. Le dragon des Océans devrait donc pouvoir profiter de ces conditions favorables avant d’aborder une nouvelle dépression en fin de semaine. “Maxime va devoir trouver le bon timing pour effectuer un atelier réparations car si le bateau est globalement en bon état il a été pas mal secoué avant le passage du Cap Horn.” On se souvient qu’en début de semaine le plan Verdier s’est littéralement couché, engendrant des problèmes techniques (déchirure du J3, casse d’un chandelier). 
Après quelques jours de récupération où Maxime s’est octroyé de belles phases de sommeil nécessaire, tout en manœuvrant pour rester au contact de ses adversaires, le parrain national de Vaincre la Mucoviscidose a bien repris ses esprits et le fil de sa course. Il démontre ici que l’homme est capable de repousser ses limites, se dépasser, se surpasser. Aller au-delà de soi-même. Rien n’est donc impossible. La régate planétaire s’annonce donc encore intense et passionnante.

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