Par la Team V and B – Mayenne  • le 30 décembre 2020

ARTICLE DU 30/12/2020

« Ça fait super plaisir d’être là à ce stade de la course. »

Voilà 52 jours que Maxime Sorel a quitté les Sables d’Olonne à la conquête de son premier Vendée Globe. Aujourd’hui le skipper de V and B – Mayenne navigue en plein milieu du Pacifique, dans le sud du célèbre point Némo. Il s’agit du point du globe le plus éloigné de toute terre, entre la Nouvelle-Zélande et le Cap Horn. Il a été baptisé ainsi par le héros de Vingt mille lieues sous les mers de Jules Verne. Quand les marins passent ce point, les humains les plus proches sont les astronautes !
Mais ce que l’on retiendra surtout cette semaine, c’est la magnifique performance de Maxime et son dragon des mers. Le bizuth évolue actuellement en 9e position, bien installé dans le groupe des 10 “poursuivants”.
Joint par son équipe ce matin, Maxime se réveille d’une belle sieste : “ Il fait souvent nuit ici, on est vraiment dans la zone la plus Sud de notre Vendée Globe. Il fait 7 degrés quand le soleil pointe le bout de son nez, l’eau est à 4 degrés. J’en profite pour me reposer car j’accumule une vraie fatigue de fond qui n’est pas négligeable. Chaque manœuvre est éprouvante.” explique le marin avant de se réjouir “ la semaine a été fantastique, c’est cool d’être à cette place. Hier soir j’ai même accroché la 5eme place du classement. Ça fait super plaisir à ce stade de la course ! Mais je suis réaliste, en vitesse pure je n’arrive pas à tenir mes concurrents. V and B – Mayenne est moins puissant. J’ai profité d’un bon système météo pour remonter la flotte. Je reste assez Sud pour faire moins de route que les autres. Depuis le début de la course je pense avoir fait les bons choix stratégiques. J’ai navigué proprement, mes trajectoires sont lisses. Je suis plutôt content de ma manière de naviguer. Être dans ce groupe est très stimulant, et même reposant dans mes choix. Je peux valider mes décisions en fonction des autres.

D’ici 6 jours, le parrain national de Vaincre la Mucoviscidose devrait passer le Cap Horn qui signera ainsi la fin de l’épisode dans le Grand Sud. “La tête de flotte va prendre pas mal de vent dans les prochains jours mais nous on devrait y échapper. On va même avoir une zone de vent faible qui va durer quelques heures d’ici demain. Le Grand Sud est long malgré tout ! Je pensais revenir avec des étoiles dans les yeux, mais pour le moment on n’y est pas ! C’est vrai que naviguer au portant est assez agréable, mais il faut dire que les conditions sont terribles. Je suis en mode métro-boulot-dodo… ou plutôt manoeuvre-bouffe-dodo-météo ! Je ne sors pas, il ne fait pas beau. La mer c’est n’importe quoi, le pilote automatique a du mal à barrer. Le bateau comme moi subissons un peu cette mer. Mais la route est encore longue et il va y avoir des conditions encore difficiles à venir

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