Conversation matinale

Par la Team V and B – Mayenne  • le 10 décembre 2020

ARTICLE DU 10/12/2020

Depuis le début du Vendée Globe le 8 novembre, l’équipe de la communication du défi instigué par les frères Sorel, appelle régulièrement le skipper de V and B – Mayenne le matin. Maxime répond également très souvent aux sollicitations extérieures : les vacations organisées par la direction du Tour du Monde vendéen, les médias et les nombreux partenaires. Ces conversations matinales sont l’occasion de faire un point sur la course et sur l’état de forme de Maxime qui vît actuellement son premier Vendée Globe et a désormais dépassé largement son nombre de jours de navigation en continu alors qu’il découvre le grand sud. Pas toujours facile pour la terre d’être totalement raccord avec la vie que vivent les marins et de se transposer en mer dans la réalité du moment. La France, en ce début décembre, est toujours en confinement, l’hiver est entré dans l’hexagone et les fêtes de fin d’année commencent à occuper les esprits. De leurs côtés, les concurrents de l’épreuve planétaire, certainement la dernière grande expédition sportive, sont seuls en mer face aux éléments dans les contrées océaniques les plus hostiles et les plus lointaines du globe. En ermites, entre deux manœuvres sur le pont, ils évoluent quasi tout le temps à l’intérieur afin de garder un peu de chaleur et se protéger. 11ème toujours, Maxime Sorel voit aujourd’hui à peu près le bout du tunnel après avoir essuyé depuis son entrée dans l’Indien, des tempêtes dépressionnaires successives. Tribord amure, V and B – Mayenne, quasi travers au vent, subit moins de pression et vogue à un peu plus de 15 nœuds sur la route à 100 milles de son concurrent le plus proche l’italien Giancarlo Pedote.
Le téléphone sonne. Maxime appelle. Allo Max, comment ça va ? 
« C’est toujours un peu n’importe quoi en mer. Il y a en effet moins de vent mais la mer est vraiment toujours cabossée avec 5 mètres de houle. Cette nuit, mon voilier s’est couché par deux fois à cause de deux vagues scélérates. La situation était censée se calmer mais ce n’est pas le cas. Les fichiers météos ne sont pas raccord avec la réalité sur l’eau. J’espère que cela va aller mieux dans la journée afin de souffler un peu. Je n’ai pas bien dormi cette nuit. Les nuits sont courtes là où je suis. Elle débute à 16 heures et jusque 1 heure du matin. Je n’ai pas encore réussi à me caler par rapport à ça. Je dors plus la journée et il va falloir que je m’adapte un peu mieux à ce sujet. » Maxime a connu des problèmes d’hydro générateur ces dernières heures et a passé beaucoup de temps à changer une courroie. La journée à terre va reprendre son cours. La connexion téléphonique n’est plus bonne. Le bruit de V and B – Mayenne tapant dans les vagues retentit. « Bon, allez, je te laisse, j’ai un rendez-vous en direct avec la Mayenne » déclare au bout du fil le valeureux Maxime qui réalise un super premier mois de compétition. La vie à terre reprend le dessus jusqu’au prochain pointage cartographique et la prochaine vacation avec le monde du parrain nationale de Vaincre la Mucoviscidose.  

Photos : ©Maxime SOREL

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