Maxime Sorel découvre les mers du Sud

Par la Team V and B – Mayenne  • le 30 novembre 2020

ARTICLE DU 30/11/2020

Changement de décor, le dragon des océans V and B – Mayenne rugit dans les 40ème rugissant, première pour Maxime Sorel dans le grand sud… les mots ne manquent pas en ce lundi matin depuis que le skipper, parrain national de Vaincre la Mucoviscidose, a pointé l’étrave de son voilier IMOCA dans les mers australes vendredi. Ce matin, dans un vent d’Ouest-Sud-Ouest de 18 nœuds, une mer formée avec houle de quatre mètres, une eau à 11 degrés, des températures très fraîches, le navigateur, qui porte les couleurs de V and B et du département de la Mayenne, est 14ème au classement général, toujours au coude à coude avec le foiler d’Isabelle Joschke. Le mono 60 vert et noir a réalisé un bon week-end de navigation et est revenu totalement dans le match trouvant en fin de semaine dernière les bonnes trajectoires Est pour contourner l’anticyclone de Sainte-Hélène. Samantha Davies, Benjamin Dutreux notamment ne sont plus si loin de quoi amener du jeu avant de franchir la longitude de Bonne-Espérance vraisemblablement mercredi et d’entrer dans l’océan Indien, cette mer si hostile, véritable baptême de feu pour Maxime Sorel qui n’a jamais autant passé de temps en solitaire sur son bateau, 21 jours étant son record.
Maxime Sorel, à la vacation ce matin avec son équipe de communication, il sortait d’une sieste : « Ce n’est pas facile de trouver le rythme. La mer est formée. Il y a une grosse houle et du clapot. Mon voilier tape fort, ça tire sur le bateau. C’est dur de trouver un compromis entre vitesse et sécurité. Hier, je voulais envoyer plus de toile mais ce n’était pas raisonnable par rapport à la mer. Je me suis éloigné du groupe Attanasio et je me suis rapproché du groupe de devant. C’est une bonne opération. C’est satisfaisant. Tous les systèmes météos fonctionnent maintenant à l’envers par rapport à mes habitudes de marin du Nord. Les dépressions viennent vers nous plutôt que le contraire. Il faut anticiper cette nouvelle donne. Je fais donc beaucoup de météo et tout est plus compliqué quand il s’agit d’aller à l’avant. Il faut bien s’habiller, enfiler cirées et bottes. J’essaie de ne pas perdre trop d’énergie inutilement. Je suis passé, par exemple, en mode duvet pour dormir. L’eau est bien plus froide et je trouve que le delta entre le vent annoncé et la réalité est important. J’essaie de réfléchir stratégiquement autrement. Je sens maintenant que cela fait longtemps que nous sommes partis. C’est surtout la nuit que je me rends compte de là où nous sommes alors que mon V and B – Mayenne file à belle vitesse entre 15 et 17 nœuds. L’air de rien nous avançons vite et c’est là que tu réalises que nous sommes bientôt à Bonne – Espérance au sud de l’Afrique. »
Le cap est pour mercredi. Maxime a encore quelques produits frais dans ses besaces dont des pamplemousses et trouve le temps de regarder quelques films entre deux manœuvres agitées. V and B – Mayenne est dans son Vendée Globe et la découverte des mers du Sud ne fait que commencer.

Photos : ©Jean-Marie LIOT / Jérémy SOREL

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