L'ascenseur émotionnel

Par la Team V and B – Mayenne  • le 12 novembre 2020

ARTICLE DU 12/11/2020

Maxime est passé par tous les états hier 11 novembre. Le vainqueur de la Transat Jacques Vabre 2017 en Class 40 a tout d’abord été longtemps leader du Vendée Globe et a tenu la dragée haute aux concurrents – favoris du Tour du Monde en solitaire, sans escale et sans assistance réussissant, au Sud, à se frayer un chemin avec une pression constante au près tout en étant parmi les plus proches de l’orthodromie.
Logiquement, dans un vent bien plus faible qu’au moment du passage du front, dès que les marins ont choqué leurs voiles, hier en fin de journée, afin de glisser en fonction de la bascule importante d’Eole, les foilers, partisans d’une trajectoire Ouest, ont pris la poudre d’escampette au fur et à mesure jusqu’à virtuellement ce matin prendre la tête de la flotte, meilleur positionnement oblige.
Et Maxime Sorel a été en proie à des soucis de voiles d’avant et de drisses ce qui lui a demandé trois ascensions dans le mât qui ont évidemment ralenti sa folle course vers l’avant. Du positif au négatif en quelques heures, les émotions ont été fortes ces dernières 24 heures pour le navigateur du voilier V and B – Mayenne. Tout est désormais rentré dans l’ordre à bord. Le Dragon des Océans file intelligemment au nord d’une petite dépression formée sur le front, en 8ème position au classement à 29 milles du leader, Jean Le Cam, doyen de cette neuvième édition, triple vainqueur de la Solitaire du Figaro et grand spécialiste du Vendée Globe.  
Maxime joint au téléphone peu après le pointage de 9h00 : « Juste derrière le front hier, j’ai voulu me mettre à la préparation du grand gennaker. J’ai donc, comme d’habitude, mis la drisse correspondante sur le sac de cette voile afin de la sortir. Ce sac a explosé dans la manipulation et la drisse est donc partie en hauteur dans le mât. Elle a tourné sur elle-même et elle s’est enroulée dans un hauban. Je suis donc monté à plusieurs reprises dans le mât pour régler la situation. La mer était formée. Je faisais des vols de deux mètres puis je m’écrasais sur le mât. J’ai des bleus partout et musculairement cette montée n’a pas été anodine. J’ai bossé sur ce sujet de 12 à 19h00 hier tout de même. Ce problème est maintenant une histoire ancienne même si j’ai pas mal gambergé cette nuit en ne réussissant pas à dormir correctement. J’arrive maintenant dans un nouveau petit front que je vais essayer de contourner par le Nord en passant dans un trou de souris. J’ai 10 nœuds de vent actuellement. Aujourd’hui, il va se passer beaucoup de choses. Au programme : le passage du front, du portant avec un vent qui devrait rentrer et un empannage à gérer vers 20 heures. On aura à anticiper ensuite le contournement d’une énorme dépression en direction des Açores. Je compte être prudent. »  

Photos : ©Jean-Marie LIOT / Jérémy SOREL

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